Jacqueline Hulan - B.Ing. (génie civil) 2007

Jacqueline Hulan
18 décembre 2017
Pleins feux
Jacqueline Hulan - B.Ing. (génie civil) 2007

Jacqueline Hulan n’a jamais laissé la peur dicter ses choix et c’est sans doute le secret du succès de cette diplômée du programme de génie civil de l’Université de Moncton. À plusieurs reprises, elle a quitté sa zone de confort pour s’aventurer sur des routes inconnues. Elle a ainsi sillonné l’Amérique du Nord, cumulant de riches expériences académiques, professionnelles et personnelles.

« J’ai grandi à Rogersville et j’ai toujours bien réussi à l’école, particulièrement en mathématiques et en physique. Après ma 12e année, je savais que je voulais faire des études postsecondaires, mais l’idée d’aller à l’université dans la “grande ville” m’intimidait. »

En 2002, faisant fi de la peur qui l’habite, Jacqueline décide de s’inscrire au programme de génie civil à l’Université de Moncton. Son courage, elle le trouve, entre autres, dans les nombreux prix et bourses qu’elle reçoit, notamment la Bourse d’excellence Roméo LeBlanc. Les bonnes perspectives d’emploi des diplômés en génie civil constituent une autre source d’encouragement pour elle. Jacqueline explique qu’elle a pu s’acclimater à la vie universitaire grâce aux formidables esprits de camaraderie et d’entraide qui régnaient à la Faculté d’ingénierie. « Les études étaient très intenses, mais j’ai fini par trouver un équilibre entre le travail et le social. »

Jacqueline Hulan vante la qualité de l’enseignement à l’Université de Moncton. Elle se dit chanceuse d’avoir côtoyé des professeurs toujours disponibles et soucieux de son succès. Elle est aussi reconnaissante envers ses professeurs et ses collègues pour l’avoir encouragée à prendre part à des activités comme les compétitions d’ingénierie de l’Atlantique ou encore la compétition canadienne d’ingénierie. « Ces expériences para-académiques m’ont permis de m’ouvrir à de nouveaux horizons et m’ont donné le goût de l’aventure. »

Durant ses études de premier cycle, Jacqueline développe un intérêt pour la géotechnique, un domaine du génie civil qui a trait aux applications de la mécanique des sols, des roches et de la géologie. Après l’obtention de son baccalauréat, elle décide d’approfondir ses connaissances dans cette discipline.

Elle décroche une bourse du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, et décide de poursuivre ses études à l’Université d’Ottawa, histoire de découvrir une nouvelle ville. En 2009, elle obtient une maîtrise en sciences appliquées en génie civil.

Son diplôme en main, Jacqueline décroche son premier emploi comme ingénieure au sein de la firme Golder Associates, à Ottawa, une société d’expert-conseil spécialisée en géoingénierie et services environnementaux. Elle coordonne notamment les travaux géotechniques du projet de construction du réseau de train léger sur rail de la ville d’Ottawa. De 2011 à 2016, elle décide de tenter l’aventure dans l’Ouest canadien en occupant différents emplois dans l’industrie pétrolienne, dans la région de Calgary.

Étudier et faire carrière dans un secteur traditionnellement masculin ne lui ont jamais posé de problèmes. Elle s’est toujours sentie acceptée par ses collègues. « C’est un fait que plus on avance dans les échelons, moins il y a de femmes, mais j’ai eu la chance de croiser des femmes dans ma profession qui ont été des mentors extraordinaires. »

En février dernier, le ralentissement économique dans l’Ouest et la précarité des emplois ont incité Jacqueline à revenir s’établir à Ottawa, ville que la jeune ingénieure affectionne beaucoup. Elle occupe un poste de gestionnaire de projets chez Taggart Construction, qui mène d’importants projets de développement dans la région. Elle adore son nouveau travail et elle est heureuse de se rapprocher un peu de sa famille et de l’Acadie.