Le prix Émergence à Gabriel LeBlanc

Gabriel Leblanc
14 octobre 2016
Entretiens
Le prix Émergence à Gabriel LeBlanc

Diplômé en éducation physique de l’Université de Moncton, Gabriel LeBlanc est directeur technique d’Athlétisme Nouveau-Brunswick depuis 2006. Chargé de cours à l’École de kinésiologie et de loisir de l’Université de Moncton, il enseigne le conditionnement physique préparatoire au programme Techniques policières du CCNB de Dieppe.

Passionné d’athlétisme, Gabriel LeBlanc a souvent participé aux Jeux de l’Acadie, aux Jeux du Canada et aux Jeux de la Francophonie. Il détient encore plusieurs records, notamment aux 400 mètres et aux 100 mètres. Lors de ses études, il a fait partie de l’équipe d’athlétisme des Aigles Bleus de l’Université de Moncton.

Sa carrière professionnelle est marquée par sa détermination à promouvoir l’athlétisme chez les jeunes de la province ayant ou non un handicap. Il a reçu le Prix Randy Dickinson, en 2012, pour ses efforts visant à soutenir le sport et l’activité physique auprès des personnes avec un handicap.

Le sport semble faire partie intégrante de votre vie. À quel moment l’athlétisme s’est-il imposé à vous? 

Toujours très sportif, ce n’est qu’en 8e année que j’ai découvert l’athlétisme et l’un de mes entraîneurs de baseball, qui me trouvait rapide sur le terrain, m’a conseillé d’essayer
la course. J’ai tenté ma chance aux Jeux de l’Acadie et j’ai eu la piqûre pour l’athlétisme. Dès ma 9e année, j’ai eu la chance de m’entraîner avec l’équipe d’athlétisme de l’Université de Moncton (j’étais le plus jeune) et de prendre part à des compétitions nationales et Internationales.

Vous avez été un athlète de haut niveau dès un jeune âge. Que vous a apporté le sport dans votre cheminement? 

Il m’a permis de vivre des expériences incroyables et mes acquis me servent aujourd’hui, que ce soit l’estime de soi, la capacité de se fixer et d’atteindre des objectifs, le travail
d’équipe, le sens de l’organisation et la discipline. J’ai eu la chance de voyager, de rencontrer des gens formidables et j’ai tant aimé évoluer dans cet univers que j’ai choisi une carrière dans le domaine.

Être un athlète élite implique une grande discipline et de nombreux sacrifices. En rétrospective, le jeu en valait-il la chandelle?

Absolument. J’ai réalisé des compétitions pendant une dizaine d’années. Les temps libres étaient rares et l’entraînement intense, mais les sacrifices ont valu le coup, car j’ai vécu
des années extraordinaires.

Est-ce important pour vous de promouvoir le sport, de partager votre passion et votre expertise avec la nouvelle génération d’athlètes?

L’un de mes objectifs est de permettre aux jeunes athlètes de tout niveau de vivre des expériences semblables aux miennes. Je me sens privilégié d’avoir bénéficié de l’appui d’entraîneurs dévoués et passionnés et j’ai le goût de redonner à mon tour.

Depuis quelques années, l’athlétisme semble jouir d’une visibilité accrue grâce au dévouement de personnes comme vous. Est-ce que cela encourage l’émergence d’une relève au Nouveau-Brunswick?

La province est très bien placée et le nombre de jeunes qui s’intéressent à l’athlétisme augmente. La multitude de records fracassés par nos jeunes athlètes est de bon augure, comme le démontre la participation de Geneviève Lalonde et de Shayne Dobson aux Jeux de Rio. On peut venir d’une petite province et être parmi les meilleurs au monde pour inspirer les athlètes d’ici.

Est-ce qu’il y a un exploit particulier dont vous êtes le plus fier?

L’une de mes grandes fiertés est d’avoir participé à l’établissement du programme para-athlétisme d’Athlétisme Nouveau-Brunswick. Fondé en 2009, il permet aux athlètes avec un handicap physique de s’entraîner et de réaliser leur plein potentiel en compétition. Démarrée avec un petit groupe, l’initiative a rapidement connu du succès et plusieurs de nos athlètes se sont distingués aux échelles régionale, nationale et internationale. J’ai entraîné Veronica Coombes qui a gagné trois médailles aux Jeux du Canada et nous avons appuyé le para-athlète Shayne Dobson, qui a fait honneur au Nouveau-Brunswick aux Jeux paralympiques de Rio.

Pendant vos études à l’Université de Moncton, vous avez eu une vie étudiante bien remplie. Quels souvenirs gardez-vous de vos années dans l’équipe d’athlétisme des Aigles Bleus?

Elles ont été exceptionnelles. J’ai évolué avec l’équipe  ’athlétisme des Aigles Bleus, près de 10 ans puisque, à 14 ans, je m’entraînais avec le club. Nous étions une petite famille et je me suis fait des amis que je garderai le reste de mes jours. J’ai aussi en mémoire la fierté de représenter l’Université de Moncton et tous les exploits sportifs que nous avons réalisés. Je suis très attaché à l’institution où j’ai le bonheur d’enseigner et je crois en son importance pour le développement de notre société.