Meher Chelbi - M.E.E. 2014

Meher Chelbi
18 décembre 2017
Pleins feux
Meher Chelbi - M.E.E. 2014

Lorsqu’en décembre 2011 Meher Chelbi a quitté sa Tunisie natale pour débarquer à Shippagan, il était bien loin de se douter que six ans plus tard il y serait toujours. Il se considère aujourd’hui un Acadien d’adoption.

« Mis à part le fait que j’ai toujours préféré vivre dans de petits centres, c’est la gentillesse et la chaleur de gens qui m’ont convaincu de m’établir dans la région. Je trouve qu’il est plus facile de se tailler une place ici, de changer la donne », affirme Meher. Après avoir terminé une licence fondamentale en géologie et biologie à l’Université de Carthage, le jeune homme veut poursuivre ses études aux cycles supérieurs et se met à explorer les options qui s’offrent à lui.

« C’est un de mes cousins qui vit à Moncton, et qui est également un diplômé de l’Université de Moncton, qui m’a persuadé que l’institution était une bonne destination pour moi. »

Ayant grandi à Bizerte, une ville côtière du nord de la Tunisie, Meher avait alors développé un grand intérêt pour tout ce qui touche les sciences de la mer et du littoral. « Le programme d’études en gestion intégrée des zones côtières, offert au campus de Shippagan, m’a tout de suite interpellé. »

Meher souligne qu’il s’était bien préparé à sa venue dans la Péninsule acadienne et qu’il avait effectué beaucoup de recherches sur la région. « J’avais parcouru toutes les rues de Shippagan sur Google Street View et je connaissais la ville par coeur », dit-il en riant. Il a tout de même été marqué par la grande hospitalité des gens. « Quelques heures après mon arrivée au campus de Shippagan, j’avais reçu une invitation pour passer les fêtes avec la famille Thibodeau. Cela m’a beaucoup touché et j’en garde un précieux souvenir. »

Il a également adoré son séjour au campus de Moncton et ses études de maîtrise en environnement où il a fait une thèse sur la cartographie de l’énergie solaire en Tunisie et au Nouveau-Brunswick. « J’ai beaucoup apprécié le côté convivial et chaleureux et la proximité avec les professeurs du programme. D’ailleurs, je suis toujours en contact avec certains d’entre eux. C’est vraiment un climat formidable favorisant un apprentissage rigoureux et qui prépare bien pour le marché du travail. »

Meher s’estime très chanceux d’avoir pu prendre part à de nombreux projets de recherche, menés par ses professeurs, tout au long de son programme de maîtrise. « C’est un réel avantage de pouvoir participer à des projets de recherche et cela m’a permis d’acquérir des compétences qui me sont très utiles aujourd’hui. » Une fois son diplôme de deuxième cycle en main, il a occupé différents emplois, dont assistant de recherche en études de l’environnement, chercheur en géomatique, cartographe, géomaticien et analyste programmeur.

Il y a plus d’un an, Meher s’est joint au Groupe RégeNord Inc., une entreprise qui se spécialise dans l’étude et la gestion des ressources naturelles, et qui a ouvert de nouveaux bureaux à Shippagan. Il est géomaticien - cartographe et il est responsable des projets environnementaux. Il a la chance de collaborer avec une variété d’intervenants, dont l’Institut de recherche sur les zones côtières.

Cet été, pour la première fois en quatre ans, il est retourné rendre visite à sa famille en Tunisie.