Mathieu Vick - B. ès sciences 2004 – Spécialisation en physique

Mathieu Vick - B. ès sciences 2004 – Spécialisation en physique
15 décembre 2016
Pleins feux
Mathieu Vick - B. ès sciences 2004 – Spécialisation en physique

Installé à Montréal depuis une douzaine d’années, Mathieu Vick se distingue par son engagement social et politique et sa participation à la vie communautaire. Durant ses années à l’Université de Moncton où il a fait un baccalauréat en  sciences avec spécialisation en physique, Mathieu a eu une vie étudiante bien remplie en raison de son engagement, que ce soit au sein de la Faculté des sciences, du Département de physique et d’astronomie ou encore à la FÉÉCUM, où il a occupé le poste de vice-président académique. D’ailleurs, lors de la collation des diplômes en 2004, il a reçu un certificat de mérite de l’Université de Moncton pour sa contribution exceptionnelle à la vie étudiante.

« Je garde d’excellents souvenirs de cette période que je qualifierais d’années charnières, affirme Mathieu. J’ai toujours aimé travailler en équipe, mais je dirais que j’ai développé mon militantisme lors de mes années à l’Université de Moncton grâce à mon engagement à la FÉÉCUM où l’on devait défendre des dossiers importants comme celui du gel des frais de scolarité. »

C’est aussi durant ses études de premier cycle qu’il s’intéresse de plus en plus à l’astrophysique grâce au professeur Francis LeBlanc. « J’ai eu le bonheur de participer à des projets de recherche captivants et de travailler quelques étés à l’Observatoire de l’Université de Moncton. Tout un univers s’est alors ouvert à moi. »

Après l’obtention de son baccalauréat, il décide de poursuivre ses études en astrophysique à l’Université de Montréal où il obtient une maîtrise et un doctorat. Il effectue sa thèse doctorale en cotutelle avec l’Université de Montpellier. « Mon séjour d’une année et demie à Montpellier m’a non seulement permis de découvrir plusieurs coins de pays, mais aussi de collaborer avec des chercheurs d’un peu partout en Europe. »

Tout au long de ses études, Mathieu a continué à faire du bénévolat et à militer pour différentes causes. En 2009, il a cofondé et présidé le groupe communautaire RuePublique (ruepublique.org) dont la mission est d’améliorer la convivialité des quartiers de Montréal, en réimaginant les rues et en faisant la promotion d’un usage amélioré des espaces publics. La création de communautés vibrantes, le développement du transport actif, public et collectif, et l’adoption de meilleures habitudes afin de faire face aux défis écologiques sont également au coeur des préoccupations de l’organisme. Il siège encore au conseil d’administration de RuePublique. Pendant deux ans, il a aussi siégé au Conseil régional de l’environnement de Montréal. 

Après l’obtention de son doctorat, Mathieu prend un virage professionnel important qui lui permettra de concilier ses intérêts pour la politique et la justice sociale. Ainsi, en 2011, il accepte un poste d’adjoint parlementaire de la  députée fédérale Anne Minh-Thu Quach. En 2012, il devient successivement coordinateur du caucus québécois du Nouveau Parti démocratique et coordinateur du caucus national au bureau du chef de l’Opposition officielle, Thomas Mulcair.

« C’est certain que cela a été une décision difficile de prendre une autre voie que les sciences, car j’ai adoré mon parcours universitaire, mais j’étais prêt à explorer autre chose et l’idée de pouvoir militer pour la justice sociale a fait pencher la balance. »

Depuis plus de deux ans, Mathieu évolue dans l’univers syndical au sein du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Il a d’abord été conseiller principal aux communications et conseiller en recherche pour le SCFP national. Depuis avril dernier, il occupe un poste de conseiller syndical au service de la recherche pour le SCFP-Québec. La lutte à la sous-traitance et la privatisation sont au nombre des principaux dossiers qui l’occupent au quotidien.

« Les gens me demandent souvent si ma formation scientifique m’est utile dans mon travail actuel, explique Mathieu. J’en suis convaincu, que ce soit, entre autres, pour résoudre des problèmes, élaborer des arguments logiques, effectuer de la recherche rigoureuse ou faire des présentations convaincantes. »