La recherche à l’Université de Moncton : Yassine Bouslimani

Découverte 2016 - Yassine Bouslimani
15 décembre 2016
Découvertes
La recherche à l’Université de Moncton : Yassine Bouslimani

Le professeur chercheur Yassine Bouslimani est un passionné du génie électrique et des innombrables possibilités qu’offre ce vaste domaine de recherche. Prononcez des mots comme systèmes intelligents, fibres optiques, électromagnétisme, microcontrôleurs et ses yeux s’allument. C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’il vous parlera de l’omniprésence et de l’incidence de l’électronique dans tous les secteurs de nos vies. « Derrière chaque appareil que nous utilisons, il y a toute une intelligence qu’on ne voit pas et c’est à cela que l’on s’intéresse comme ingénieur, à la conception de ces systèmes qui ne sont pas visibles par l’utilisateur, mais qui sont des éléments cruciaux », souligne-t-il.

C’est en 2000 qu’il rejoint le corps professoral de la Faculté d’ingénierie de l’Université de Moncton après avoir obtenu un diplôme de doctorat en électronique, optronique et systèmes de l’Université de Rouen en France, un diplôme d’études approfondies en instrumentation et commande de l’Institut national des sciences appliquées de Rouen et un diplôme d’ingénieur d’État en électronique de l’Université de Batna en Algérie. 

Le professeur Bouslimani est très actif dans le secteur de la recherche et il a décroché d’importantes subventions, notamment du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada ainsi que de la Fondation de l’innovation du Nouveau-Brunswick (FINB). 

Ses domaines de prédilection sont l’électronique et les systèmes intelligents, les télécommunications et les fibres optiques, les microcontrôleurs et les logiciels embarqués, les maisons intelligentes et la gestion de la consommation d’énergie, l’éclairage à base de diodes électroluminescentes et l’évaluation des qualités requises dans les programmes de génie. Il compte à son actif plus d’une soixantaine de publications. Le professeur Bouslimani a été l’un des membres fondateurs du Groupe de recherche en électromagnétisme appliqué et télécommunication (ÉMAT) créé en 2005 à la Faculté d’ingénierie, qui a mené plusieurs projets de recherche sur les fibres optiques. Au fil des ans, ce laboratoire a accueilli plus d’une soixantaine d’étudiantes et d’étudiants, dont plusieurs stagiaires postdoctoraux d’universités françaises et Algériennes.

Recherche appliquée : partenariat avec l’industrie locale

Yassine Bouslimani et son collègue, le professeur Mohsen Ghribi, ont créé, il y a un peu plus d’un an, un partenariat en recherche et développement avec ClairiTech Innovations, une entreprise du sud-est du Nouveau-Brunswick qui oeuvre dans le domaine de la ventilation et qui conçoit et fabrique des systèmes d’échangeur d’air et de contrôle d’humidité pour les marchés résidentiels.

Ce partenariat avec le secteur privé est un véritable succès. À ce jour, deux projets de recherche ont reçu le soutien financier de la Fondation de l’innovation du Nouveau-Brunswick. « Le premier projet a permis la conception d’une nouvelle génération d’un système de contrôle d’humidité pour les garages ayant une dimension intelligente », explique le professeur Bouslimani. Une quinzaine d’étudiantes et d’étudiants de premier et deuxième cycles du Département de génie électrique ont travaillé à la conception de ce nouveau produit qui a d’ailleurs été mis sur le marché l’été dernier.

Le second projet approuvé en août 2016 et financé par le Programme de bons d’innovation de la FINB porte sur l’Internet des objets. « L’Internet des objets est une tendance de l’heure dans une société de plus en plus branchée, qui permet aux utilisateurs de contrôler des appareils et des équipements à distance en utilisant des ordinateurs, des tablettes ou des téléphones intelligents. Dans le cadre de ce projet, nous travaillons sur l’intégration de l’Internet des objets dans plusieurs produits de l’entreprise ClairiTech. »

Encore une fois, plusieurs étudiantes et étudiants de la Faculté d’ingénierie sont mis à contribution dans ce projet de recherche innovateur. Selon le professeur Bouslimani, ce genre d’initiatives constitue une formule gagnante pour toutes les parties impliquées.  « D’une part, c’est très stimulant de pouvoir démontrer notre expertise aux entreprises en concevant de nouveaux produits pour eux, et d’autre part, cela donne la chance à nos futurs ingénieurs de travailler sur des projets réels. » Ce projet de recherche a attiré l’attention de la communauté scientifique à l’échelle nationale. En septembre dernier, il a figuré au palmarès des dix sujets de recherche les plus intéressants au pays établis par Academica, un important groupe de recherche et de conseil canadien.