La recherche à l’Université de Moncton : Le Laboratoire de biologie moléculaire

Le Laboratoire de biologie moléculaire
8 décembre 2015
Découvertes
La recherche à l’Université de Moncton : Le Laboratoire de biologie moléculaire

Situé dans le pavillon Rémi-Rossignol du campus de Moncton, le Laboratoire de biologie moléculaire fourmille d’activités de recherche sous l’impulsion et la passion du professeur et chercheur Pier Jr Morin du Département de chimie et biochimie.

La dynamique équipe du professeur Morin, constituée d’étudiants à la maîtrise et au baccalauréat, s’intéresse aux rôles de petits ARNs non codants nommés microARNs. Ce type de molécules, découvertes au début des années 1990, a ouvert des perspectives de recherche fascinantes. Seulement au cours des cinq dernières années, Pier Jr Morin a contribué à plus d’une vingtaine d’articles scientifiques.

« Nous tentons de comprendre les rôles que jouent ces minuscules molécules aux grandes possibilités, dans des sphères aussi variées que l’hibernation et la tolérance au froid, le cancer ou encore le stress chez les poissons », explique Pier Jr Morin. « Une meilleure compréhension des bases moléculaires de la tolérance au froid chez certains hibernateurs, par exemple, pourrait mener à long terme à des incidences positives sur les procédés de préservation cellulaire et d’organes chez les humains. »

L’équipe du Laboratoire de biologie moléculaire mène des travaux de recherche très innovateurs sur le glioblastome multiforme, une tumeur cérébrale agressive et pour laquelle les approches thérapeutiques utilisées actuellement n’ont que peu d’impact sur l’espérance de vie des patients. L’identification d’ARNs non codants différentiellement exprimés dans des échantillons de glioblastome constitue une première étape prometteuse dans l’élucidation des mécanismes cellulaires dérégulés chez ce cancer et qui pourraient servir de points diagnostiques et thérapeutiques intéressants.

« L’un des aspects que j’apprécie beaucoup dans mon travail à l’Université de Moncton, c’est l’esprit de collaboration qui existe, non seulement entre les différents laboratoires de recherche de l’institution, mais aussi avec des cliniciens et des chercheurs de la communauté », précise le professeur Morin.

En juillet dernier, la Fondation canadienne pour l’innovation a accordé une importante subvention au professeur Morin et à son collègue Simon Lamarre, professeur au Département de biologie et à la tête du Laboratoire de physiologie comparative. Les deux chercheurs ont obtenu plus de 240 000 $ pour leur projet « Infrastructures pour l’étude du contrôle du métabolisme des protéines chez les poissons » qui vise à identifier les signes physiologiques et biochimiques du stress, incluant l’expression de microARNs chez les saumons d’élevage de l’Atlantique. Ces travaux de recherche pourraient aider l’industrie de l’aquaculture du Nouveau-Brunswick à améliorer sa productivité.

Par ailleurs, grâce à son dynamisme et à la pertinence de ses travaux, le Laboratoire de biologie moléculaire constitue un lieu d’apprentissage sans pareil et un excellent tremplin pour les étudiantes et les étudiants en biochimie passionnés de recherche et de découvertes scientifiques. « Les projets de recherche menés ici par nos jeunes chercheuses et chercheurs les positionnent avantageusement pour des études de 2e et de 3e cycle. Même si on est un petit laboratoire, on s’assure de leur donner tous les outils dont ils ont besoin pour devenir les grands biochimistes et les grands scientifiques de demain. »