Anne-Lise Uwihoreye - B.A.A. (finance) 2007

Anne-Lise Uwihoreye
8 décembre 2015
Pleins feux
Anne-Lise Uwihoreye - B.A.A. (finance) 2007

Le parcours d’Anne-Lise Uwihoreye est orné de résilience, mais aussi de beaucoup de détermination et de persévérance. Tous ceux et celles qui ont côtoyé la jeune femme vous parleront de son énergie et de sa joie vivre contagieuse malgré les épreuves qu’elle a vécues alors qu’elle était petite.

D’origine rwandaise, Anne-Lise et sa famille ont subi les contrecoups du génocide des Tutsis au Rwanda. Réfugiée, elle a dû vivre séparée de son père et de sa mère pendant quelques années. Après avoir quitté le Rwanda, elle a vécu au Burundi et ensuite au Kenya. C’est en mars 1995 que la famille Gakwerere a été à nouveau réunie au grand complet dans son pays d’adoption, le Canada.

« J’avais neuf ans lorsque j’ai débarqué à Montréal, explique Anne-Lise. J’ai dû apprendre le français, car au Kenya j’avais été scolarisée en anglais. Au sein de ma famille, le kinyarwanda, l’anglais et le français se côtoyaient. C’était un drôle de mélange. »

Après avoir terminé son école secondaire, Anne-Lise était bien déterminée à poursuivre ses études universitaires en français, mais n’avait pas le goût d’aller au cégep. Après avoir examiné ses options, elle a choisi l’Université de Moncton dont elle avait entendu parler par des amis qui avaient fréquenté l’institution. « Je ne savais pas vraiment où c’était et je n’avais jamais mis les pieds au Nouveau-Brunswick », dit-elle en riant.

Elle a donc entrepris son baccalauréat en administration des affaires en janvier 2003. Très débrouillarde, elle s’est rapidement intégrée à son nouvel environnement. Pendant ses quatre années à l’Université de Moncton, Anne-Lise s’est engagée pleinement dans la vie étudiante. « J’ai fait beaucoup de bénévolat et j’ai participé à de nombreuses activités, qu’il s’agisse des Jeux du commerce, de la Soirée internationale, de la Clinique d’impôt. J’ai également été gérante pendant deux ans de la cantine de la Faculté d’administration. Très formateur comme expérience. Ça m’obligeait à être très organisée. » Anne-Lise a d’ailleurs été conférencière au Centre Assomption de recherche et de développement en entrepreneuriat pour partager cette expérience de gestion.

Riche de son bagage d’expériences et de son diplôme, Anne-Lise est retournée à Montréal en 2007. Elle a été directrice des services financiers dans une succursale de la Banque de Montréal, gestionnaire au sein de la banque privée First National Financial LP et directrice du service aux membres pour l’agence Intermezzo Communication Inc.

Puis, la vie l’a menée à Edmonton en Alberta et depuis janvier 2015, Anne-Lise est gestionnaire des projets scolaires et communautaires de l’Association canadienne- française de l’Alberta (ACFA). Elle assure la coordination des projets scolaires communautaires en supervisant les employés scolaires communautaires qui oeuvrent dans différentes écoles francophones de la province. Son travail : faire rayonner les écoles francophones au sein des communautés qu’elles desservent et contribuer à la construction identitaire des élèves qui fréquentent ces écoles.

« Même si je parle plusieurs langues, je me sens profondément francophone et l’Université de Moncton a joué un rôle déterminant dans mon attachement à la langue française », soutient-elle. « Je suis heureuse de découvrir la communauté franco-albertaine et son dynamisme. »

Anne-Lise Uwihoreye demeure très attachée à l’Acadie et, depuis l’obtention de son baccalauréat, elle est revenue régulièrement au Nouveau-Brunswick visiter ses amis et les membres de sa nouvelle famille acadienne élargie. « Mes meilleures amies, c’est l’Université de Moncton qui me les a offertes. » Par ailleurs, elle n’a que des éloges pour l’enseignement de qualité et l’encadrement des professeurs qui sont présents, accessibles et « soucieux de notre réussite ».

Convaincue qu’il y a de nombreux diplômés de l’Université de Moncton à Edmonton, Anne-Lise souhaiterait maintenant créer un groupe et organiser des rencontres sociales, des retrouvailles. Elle travaille au projet en ce moment. « Il me semble que ce serait agréable de se former un petit groupe ici et de recréer l’atmosphère d’un bon « party » acadien ».